On a toutes ce moment un peu frustrant : le maillot est parfait, la sacoche en raphia aussi, et pourtant quelque chose cloche. Ou plutôt il manque quelque chose. Ce petit détail qu’on ne sait pas nommer mais qui transforme une tenue de plage en vrai look assumé.
La plupart du temps, ce détail c’est le bijou.
Pas forcément quelque chose de voyant. Souvent même le contraire : une amulette sculptée dans une pierre qui capte la lumière, un bracelet qui glisse sur le poignet bronzé, une cheville habillée d’un fil doré. Des choses simples, mais choisies.
Le problème avec les bijoux l’été, c’est que beaucoup ne tiennent pas. L’eau de mer attaque l’argent, le chlore ternit les dorures bon marché, et on finit par laisser ses plus belles pièces à la maison par précaution. On se retrouve avec les boucles en plastique achetées au marché ou carrément rien.
Ce qui change tout, c’est le choix des matériaux. Le laiton doré à l’or 24 carats supporte bien mieux les conditions estivales. Et les pierres naturelles ont quelque chose de particulier en été : elles s’accordent avec les éléments d’une façon que les matières synthétiques n’arrivent pas à imiter. La labradorite avec ses reflets changeants qui rappellent l’eau, la turquoise qui semble faite pour la Méditerranée, la cornaline chaude comme le sable en fin d’après-midi.
C’est dans cet univers que travaille Pascale Bertea, la créatrice de Room Service Jewelry. Styliste de formation, baignée dans la bohème d’Ibiza depuis l’enfance et grande voyageuse, elle a fondé la marque en 2008 depuis un atelier-boutique dans le quartier Montorgueil à Paris. Son truc : s’inspirer des savoir-faire traditionnels glanés au fil de ses voyages, collaborer avec des artisans indiens pour la sculpture des pierres, et assembler chaque pièce à la main. Les bains d’or 24 carats sont réalisés à Paris.
Le résultat, c’est un style qu’on pourrait appeler ethno-chic : des bijoux qui ont une vraie présence, une dimension presque rituelle, sans jamais tomber dans le costume.
La pièce la plus iconique de la maison, c’est le Phoenix. Une amulette sculptée à la main dans une pierre fine naturelle, labradorite, moonstone blanche, cornaline, fluorite, amazonite ou obsidienne selon les versions, montée sur un collier de perles multicolores ou sur chaîne dorée vintage. Chaque Phoenix est unique de par la matière elle-même, puisque les pierres naturelles varient d’une pièce à l’autre. Il y a quelque chose d’assez évident dans l’idée de porter un Phoenix en été : un oiseau de renaissance, sur peau nue au soleil.
Certaines pierres marchent particulièrement bien en bord de mer. La moonstone blanche capte la lumière de façon laiteuse et douce, parfaite sur un maillot uni. La turquoise africaine ou l’amazonite vert-bleu dialoguent naturellement avec la mer. Le quartz strawberry rose poudré fait écho aux tons de l’été sans surcharger.
Pour qui préfère jouer sur les poignets, les bracelets multitours en mix de pierres naturelles, grenat, hessonite, turquoise africaine et hématite dorée, s’enroulent plusieurs fois autour du poignet et créent un effet de superposition déjà construit, sans effort. C’est le genre de pièce qui part de la plage et finit au dîner sans qu’on y pense.
Pour le look balnéaire, je reste convaincue qu’un seul point fort vaut mieux que d’empiler dans tous les sens. Soit un collier Phoenix porté sur peau nue, soit des bracelets au poignet, pas les deux en même temps quand on est en maillot. Et les bijoux de pied restent très sous-estimés : une cheville habillée d’un fil doré sur le sable, c’est une des choses les plus jolies qu’on puisse porter en été.
Au fond, bien s’habiller pour la plage, c’est un peu comme préparer un bon plateau de fromages. Il ne faut pas trop en mettre, mais ce qu’on choisit doit être vraiment bon.

Passionné par la mode, la beauté, et le voyage, je m’emploie à garantir la visibilité de notre marque sur le web via mes écrits empreints de passion et d’expérience.